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Comité Alhambra
Pour & Contre Peut-être difficile à croire, mais les associations comme Espace P et UTSOPI et le Comité Alhambra sont sur la même longueur d’onde, hormis le fait que le Comité demande une solution pragmatique de la problématique de la prostitution, ce qui coince souvent avec l’approche idéologique d’UTSOPI et Espace P : 1. Nous sommes pour des ‘Zones-P’ (des zones de tolérance pour la prostitution, comme par exemple un ‘Drive in’ qui permettrait aux prostituées de recevoir leurs clients en toute discrétion) comme alternative à la prostitution de rue mais en dehors des quartiers résidentiels. Dans ce type de solution, une infrastructure médico-sociale pourrait également être prévue. Les associations sont favorables à des ‘Zones – P’ mais pas en dehors d’un quartier résidentiel. Elles plaident, donc, pour une légalisation de la prostitution de rue dans des quartiers résidentiels comme le nôtre, pour garantir la sécurité des TDS. Ce que les riverains en pensent a toujours été d’une importance secondaire, malgré le fait qu’elles n’aient jamais nié les nuisances. 2. Nous sommes pour une ‘Villa Tinto’ comme alternative à la prostitution de vitrine du quartier Nord. Nous n’appuyons pas l’approche des associations qui proposent que toute prostituée, quelle qu’elle soit, puisse racoler des clients à toute heure du jour et de la nuit et où que ce soit dans la rue. Les associations n’ont jamais montré beaucoup d’enthousiasme pour une ‘Villa Tinto’ comme, pour la simple raison que les TDS sans papiers ne peuvent pas y travailler. Si nous sommes d’accord qu’il faut trouver une solution pour les TDS sans papiers, nous n’appuyons pas l’approche plutôt anarchiste des associations qui proposent que toute prostituée, quelle qu’elle soit, puisse racoler des clients à toute heure du jour et de la nuit et où que ce soit dans la rue. Cette « proposition » est faite sans qu’aucune concertation n’ait jamais eu lieu avec les habitants, les services de police ou la Ville. Et pourtant, c’est bien sur ces mêmes habitants, services de police et Ville qu’elles comptent pour garantir la sécurité des prostituées qui y exercent leurs activités. Parler d’une solution équilibrée nous semble alors vraiment difficile. 3. Nous sommes pour un cadre légal pour les TDS. Comme pour les autres questions éthiques, comme la donation d’organes, l’euthanasie, le mariage gay et l’avortement, nous souhaitons aussi un cadre légal pour les TDS. Par ailleurs, si un tel statut devait être accordé, les TDS auraient alors une série de droits, mais également de devoirs, à savoir de respecter la loi tout simplement (en matière de racolage, de tapage nocturne, d’attentat aux mœurs, …). 4. Nous sommes pour les contrôles de clients par la police et contre la prostitution sauvage dans un quartier résidentiel. Nous soutenons à 100 % notre bourgmestre et la police locale qui font leur devoir, c’est à dire, maintenir la tranquillité publique, et qui doivent parfois faire face à des accusations injustes. 5. Désigner un médiateur entre les bourgmestres, les associations de prostitution et les habitants pourrait être une solution pour faire avancer le débat autour de la prostitution à Bruxelles. Nous nous demandons si les associations de prostitution, comme UTSOPI, souvent liées avec des groupes plutôt anarchistes, sont les meilleurs partenaires pour mener à bien ce projet progressiste. Cette question peut peut-être choquer, mais elle mérite d’être posée parce qu’un compromis sera nécessaire pour sortir de cette impasse dans laquelle se trouve le débat de la prostitution en région Bruxelloise. Jusqu’à ce jour, les associations ont lancé très peu de projets positifs, pragmatiques et consensuels qui se détachent de leur discours purement idéologique. Ce n’est pas seulement néfaste pour le quartier Alhambra, le quartier Nord mais également pour les +/- 20.000 TDS dans la région Bruxelloise qui en paient le prix chaque jour.